@Simba Capture - 1 copie de la Lettre
RDC : L’ombre d’un génocide plane sur les Banyamulenge, l’ONU interpellée en urgence
Une mise en garde adressée aux Nations Unies et au Gouvernement des États-Unis
Un consortium d’organisations humanitaires opérant en République démocratique du Congo tire la sonnette d’alarme face à une dégradation « critique » de la situation sécuritaire dans les hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu. Dans une lettre datée du 23 avril 2026, adressée notamment à António Guterres et Marco Rubio, les signataires évoquent un risque de « violences massives à caractère génocidaire » visant la communauté banyamulenge.
Des attaques ciblées et une escalade inquiétante
Selon le Consortium international pour les droits de l’homme au Congo, les territoires de Fizi, Uvira et Itombwe sont le théâtre d’attaques répétées contre des civils. Ces violences, documentées depuis 2017, se seraient intensifiées récemment, avec l’implication présumée des Forces armées de la République démocratique du Congo et de groupes alliés.
Le rapport fait état de bombardements aériens, d’attaques par drones armés et d’opérations militaires ayant touché des zones densément peuplées, causant pertes humaines, destructions d’infrastructures et restriction de l’accès à l’aide humanitaire.
Blocus humanitaire et destruction des moyens de survie
Les organisations dénoncent une stratégie d’encerclement des villages banyamulenge, combinée à des restrictions de circulation et à un blocus humanitaire. Le bétail, pilier de l’économie locale, serait systématiquement ciblé, tandis que maisons et cultures sont incendiées.
« Les populations civiles sont privées d’accès aux marchés, aux soins de santé et à l’aide humanitaire », alerte la correspondance, soulignant une situation humanitaire en rapide détérioration.
Violations persistantes malgré les engagements de paix
Malgré les engagements issus des discussions de cessez-le-feu, les signataires affirment que les violations se poursuivent. L’usage continu de drones armés et de bombardements contre des localités civiles aurait entraîné des déplacements massifs et la destruction d’écoles, d’églises et d’infrastructures communautaires.
Parmi les incidents récents, une attaque de drone le 22 avril aurait visé l’université Eben-Ezer à Minembwe. Quelques jours plus tôt, plusieurs localités ont subi des offensives répétées, aggravant l’insécurité alimentaire et les déplacements de populations.
Une crise humanitaire en expansion
Entre février et avril 2026, plusieurs dizaines de milliers de personnes auraient été déplacées dans la région. Les infrastructures civiles continuent d’être ciblées, exposant les populations à des risques accrus de maladies et d’épidémies.
Face à cette situation, le consortium appelle à une intervention urgente de la communauté internationale pour protéger les civils, garantir l’accès humanitaire et enquêter sur les violations présumées du droit international.
Un contexte régional sous haute tension
Cette alerte intervient alors que l’est de la RDC reste marqué par des conflits armés persistants et des tensions communautaires profondes. Pour les organisations signataires, l’inaction pourrait ouvrir la voie à une tragédie de grande ampleur.
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