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RDC : Plus de 500 enfants-soldats et élèves enrôlés de force par le gouvernement de Kinshasa dans les milices Wazalendo pour la guerre contre l'AFC/M23.

Depuis le début  des affrontements dans le Nord et Sud-Kivu, la situation des enfants soldats en République Démocratique du Congo (RDC) n’a cessé de se détériorer. Le gouvernement congolais de Félix Tshisekedi, par la création d’une force de réserve supplétive des Forces armées de la RDC (FARDC) en septembre 2023, a officialisé son soutien aux milices Wazalendo. Ces groupes, déjà accusés de violer les droits des civils, ont de plus en plus recours à des enfants pour mener la guerre. La MONUSCO et les rapports des organisations de la société civile confirment l’escalade inquiétante du recrutement forcé de jeunes, souvent des élèves, dans ces milices soutenues par l’État, avec la complicité apparente de certains responsables gouvernementaux.

Un recrutement d’enfants dans un contexte scolaire en crise

La fermeture massive des écoles depuis fin 2024 dans le Nord-Kivu, région dévastée par le conflit, a plongé des milliers d’enfants dans une situation de vulnérabilité extrême. Privés d’éducation, ces jeunes se sont retrouvés sans perspectives et souvent sous la pression et la mobilisation des autorités, qui les ont incités à rejoindre les rangs des Wazalendo. Les rapports des Nations unies font état de plus de 584 enfants recrutés de force entre novembre 2024 et juin 2025, dont 200 rien qu’à Lubero, une ville située dans la province du Nord-Kivu.

Les milices Wazalendo, soutenues par le gouvernement, profitent de l’instabilité pour attirer ces jeunes, souvent âgés de 10 à 17 ans, en leur promettant des avantages ou en les contraignant par des menaces. En parallèle, des figures politiques comme le Président Félix Tshisekedi, Muhindo Nzangi lors qu’il était  ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), ont publiquement encouragé l'enrôlement des jeunes dans une « armé des  réservistes » contre le M23, prônant un esprit nationaliste et anti-rwandais.

Un cycle de violences et de violations des droits de l'enfant

Les enfants recrutés par les Wazalendo sont rapidement envoyés en première ligne, sans formation préalable et souvent sans préparation psychologique aux horreurs de la guerre. Un nombre croissant d’entre eux se retrouvent à porter des armes, comme des AK-47, et à participer à des massacres de civils tutsi ou rwandophones. En témoigne la violence observée à Goma et à Lubero, où les jeunes combattants ont été impliqués dans des exécutions sommaires, des viols, et la destruction de villages.

Les rapports d’Human Rights Watch en mai 2025 font état de violations flagrantes des droits des enfants, les qualifiant de « mines d’exécution », souvent utilisées pour tuer sous l’influence de l’idéologie anti-rwandaise diffusée par les autorités congolaises. Le soutien gouvernemental à ces milices a transformé des élèves en guerriers, brisant des vies et exacerbant la tragédie humanitaire. À Lubero, plus de 6 000 jeunes sont désormais considérés comme des enfants-soldats, un traumatisme générationnel qui affecte tout un groupe de la jeunesse congolaise.

Des violations des droits fondamentaux et un risque d'instabilité régionale

Le recrutement massif d’enfants soldats viole des conventions internationales, notamment l’article 38 de la Convention relative aux droits de l’enfant (CRC), la Charte de l’Union africaine, et la Résolution 1612 des Nations unies sur les enfants dans les conflits armés. Le soutien tacite du gouvernement congolais aux milices Wazalendo et aux groupes comme les FDLR compromet gravement la crédibilité de Kinshasa sur la scène internationale. Des sanctions de l'ONU et de l’Union africaine contre les responsables, dont le président Tshisekedi et le ministre Nzangi…., pourraient être mises en place si les chiffres continuent d’augmenter.

L’extension de cette pratique au Nord-Kivu pourrait déboucher sur des sanctions internationales et un isolement diplomatique pour le gouvernement congolais, ce qui mettrait en péril les négociations de paix en cours à Doha et Washington. En outre, la situation humanitaire se détériore avec près de 375 000 enfants exposés au recrutement, créant un trauma collectif qui risque de paralyser les efforts de reconstruction.

Une menace régionale de plus en plus grande

Le recrutement forcé d’enfants soldats pourrait avoir des répercussions bien au-delà des frontières congolaises. Les milices Wazalendo et les genocidaires FDLR désormais renforcées par des enfants soldats avec l’appui du gouvernement congolais, risquent de déborder vers des régions voisines comme l’Ituri et le Sud-Kivu, menaçant la stabilité de la région des Grands Lacs. La sécurité de plusieurs zones stratégiques, telles que le RN3 et les bases FARDC à Kamina et Minembwe, se trouve désormais en jeu.

Cette situation pourrait entraîner une escalade de la violence dans l’ensemble de la région, avec des conséquences géopolitiques graves pour les pays voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda. Si cette dynamique perdure, la RDC pourrait être perçue comme un « failed state », incapable de protéger sa population et d’instaurer un environnement stable. Le risque de sanctions internationales contre le gouvernement congolais se profile à l’horizon, exacerbant une crise humanitaire qui pourrait durer des années.

Un avenir incertain pour la jeunesse congolaise

Les enfants-soldats de la RDC, pris dans le tourbillon d’un conflit interminable, risquent de voir leur avenir compromis à jamais. Leur exploitation en tant que soldats de fortune dans une guerre sans fin ne fait qu’aggraver la souffrance des familles congolaises. Si la communauté internationale ne prend pas de mesures immédiates pour mettre fin à ce recrutement massif, la RDC s’engagera sur un chemin de violences interminables, où le prix à payer sera, à terme, celui de son intégrité même. La communauté internationale doit agir rapidement pour protéger cette jeunesse vulnérable et empêcher la perpétuation de ce cycle tragique.

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