@Libre - Les militaires des FARDC, les Wazalendo et les FDLR qui avaient été capturés
Après la capture de centaines de soldats burundais, l’AFC/M23 annonce sa volonté de les libérer
Depuis plusiers semaines l’AFC/M23 avait averti les mercenaires et les troupes étrangères soutenant l'armée congolaise dans un conflit vieux de plusieurs décennies de partir immédiatement.
L’AFC/M23, affirme avoir capturé des centaines de soldats burundais lors de récents combats près de la ville frontalière d’Uvira.
Des responsables de l’AFC/M23, ont déclaré que les troupes burundaises avaient été capturées lors d’affrontements avec des forces soutenant l'armée congolaise dans la province du Sud-Kivu.
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« L'AFC/M23 se déclare prêt à remettre au gouvernement burundais le personnel militaire capturé sur le champ de bataille », a indiqué lundi le porte-parole du mouvement , Lawrence Kanyuka, dans un communiqué.
De son côté, Busu Bwa Ngwi, le gouverneur du Sud-Kivu nommé par l’AFC/M23, a averti les soldats burundais ainsi que les autres forces étrangères de « retourner immédiatement dans leurs pays ».
La capture signalée intervient quelques jours après que des combattants de l’AFC/M23 se sont emparés d’Uvira, une ville stratégique située sur les rives du lac Tanganyika, près de la frontière burundaise.
Près de 18 000 soldats burundais avaient été déployés aux côtés de l’armée congolaise dans la province du Sud-Kivu, notamment dans la plaine de Ruzizi, qui borde le Burundi. Ces troupes participent aux bombardements et attaques ciblant principalement les populations rwandophones, notamment les Banyamulenges de Minembwe. Depuis 2022, les troupes burundaises sont intervenues en tant que membres de l'EAC (Communauté d'Afrique de l'Est) et prennent désormais part aux attaques contre les villages des Banyamulenges.
En janvier 2023, les troupes burundaises de l'EAC se sont installées, en théorie en application du cessez-le-feu, mais en pratique, elles ont laissé libre cours aux FDLR, Nyatura, FARDC et Wazalendo, des groupes nourris par l’idéologie génocidaire anti-Tutsi depuis des décennies. Ces forces ont assisté, voire participé, aux menaces contre les Tutsi congolais dans le territoire de Masisi.
Du 2 au 4 octobre, sous les caméras, ces groupes ont entrepris la destruction totale du village de Nturo, où 300 maisons appartenant à des Tutsi congolais ont été réduites en cendres. Neuf personnes ont été tuées et des milliers de Tutsi congolais en provenance de Nturo, du Petit Masisi, de Kitchanga et de ses environs ont fui vers le camp de Bwiza, où 17 000 déplacés, dont plus de 60 % d'enfants, se sont réfugiés.
Du 6 au 10 octobre, à Kitchanga, une chasse aux Tutsi a été menée par les FDLR-Wazalendo sous le regard des troupes burundaises de l'EAC et de la MONUSCO. Des familles entières ont été décimées, notamment à la machette.
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