@Libre utilisation - Washington, lors de la signature de l’accord de paix entre le Rwanda et la RDC, représentés par les présidents des deux pays.

RDC et Rwanda : Qui est responsable des violations du cessez-le-feu ?

La chute d’Uvira aux mains de l’AFC/M23 n’est pas le résultat d’une escalade soudaine de la violence dans l’est de la RDC. Plusieurs semaines avant que l’AFC/M23 ne prenne la ville, la coalition de l’armée congolaise avait déjà mené plusieurs attaques contre leurs positions. Si la RDC cherche à se présenter comme la partie ignorée dans le processus de paix, les opérations militaires continues de la coalition congolaise, malgré les pourparlers de paix médiés par le Qatar, en disent long. Les forces de la coalition n’ont respecté aucun des cessez-le-feu signés à Doha depuis avril. Kinshasa accuse le Rwanda, mais elle fait face à ses propres critiques. Des observateurs et défenseurs des droits humains ont rapportée que les forces de la coalition gouvernementale ont mené des frappes aériennes par drones et avions Sukhoi à Minembwe, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), ciblant des villages de communautés Banyamulenge accusées de sympathie avec l’AFC/M23. Selon des sources locales et des organisations de la société civile, ces frappes ont provoqué des victimes et des déplacements massifs. Plusieurs rapports documentent de graves violations des droits humains commises par la coalition de l’armée congolaise, incluant les milices Wazalendo, des éléments de la FDLR, des soldats burundais, des mercenaires étrangers, ainsi que des unités des FARDC et du groupe terroriste FLN. Ces abus soulèvent de sérieuses questions sur la discipline et la responsabilité des forces opérant sous le commandement de Félix Tshisekedi, alors même que Kinshasa sollicite le soutien et la sympathie de la communauté internationale. De son côté, l’AFC/M23 a rejetté catégoriquement toute violation du cessez-le-feu. Kinshasa est accusé d’orchestrer des bombardements et de collaborer avec des milices hostiles ainsi que l’armée burundaise dans les violations du cessez-le-feu. Du côté rwandais, les autorités rwandaises affirment depuis longtemps que l’armée congolaise agit en coalition avec des milices près de sa frontière, dont la FDLR, impliquée dans le génocide de 1994 contre les Tutsi, et dont la présence est perçue comme une menace existentielle. Le Rwanda maintient des mesures défensives, en soulignant que les Accords de Washington étaient un accord politique bilatéral entre États, tandis que la RDC a violé à plusieurs reprises l’Accord de Doha, qui prévoit un cessez-le-feu direct entre la coalition congolaise et l’AFC/M23. Mais Kinshasa a-t-elle au moins la volonté politique d’adopter une solution pacifique pour l’est de la RDC ? La RDC a systématiquement rejeté les négociations avec l’AFC/M23, saboté les engagements de paix antérieurs et privilégié une approche militaire au détriment du dialogue politique. L’effondrement systématique des processus de Nairobi et de Luanda, combiné aux retards et violations persistantes du cessez-le-feu, démontre clairement le manque d’engagement réel de Kinshasa envers la paix. Question : Quand est ce que le gouvernement de Kinshasa cessera-t-elle de tromper la communauté internationale ?

Contact

147, Avenue Tulipier, Quartier Le Volcan, GOMA RDC

+243 850 016 435

contact@simbamediardc.com

Nous suivre
Porfolio

© 2026. Tous les droits réservés. by SIMBA MEDIA RDC

Le rugissement de la vérité